Vous payez plus de 40 % d’impôts sur vos bénéfices en France ou en Belgique, et vous vous demandez s’il existe une alternative légale, structurée et reconnue internationalement ? C’est la question que se posent chaque année des centaines d’entrepreneurs francophones. Et la réponse passe souvent par l’île Maurice.
Ce guide couvre l’intégralité du processus de création de société à Maurice : choix de la structure, démarches administratives, documents, coûts réels, ouverture de compte bancaire et erreurs concrètes à éviter. Pas de promesses creuses, que des faits vérifiables et des retours d’expérience terrain.
Pourquoi créer une société à l’île Maurice en 2025 ?
L’île Maurice se classe régulièrement dans le top 20 mondial des pays les plus favorables au business selon le classement de la Banque mondiale. Ce n’est pas un hasard. Le pays a construit, en quelques décennies, un écosystème complet pour les entrepreneurs internationaux.
Voici les chiffres clés qui expliquent cet attrait.
Un taux d’imposition compétitif. L’impôt sur les sociétés est fixé à 15 %, un taux unique sans progressivité. Pour les Global Business Companies (GBC) qui réalisent leurs revenus à l’international, le taux effectif descend à 3 % grâce au mécanisme du Deemed Foreign Tax Credit. À titre de comparaison, l’impôt sur les sociétés en France est de 25 %, en Belgique de 25 %, et en Allemagne d’environ 30 % (en combinant les différentes taxes). Pour une analyse détaillée, consultez notre guide de la fiscalité à Maurice.
Un réseau de conventions fiscales étendu. Maurice a signé plus de 45 conventions de non-double imposition, couvrant la France, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni, la Chine, le Luxembourg et de nombreux pays africains. Ce réseau permet d’éviter la double imposition et de réduire les retenues à la source sur les dividendes, intérêts et redevances.
Aucun impôt sur les plus-values. Il n’existe pas de capital gains tax à Maurice, ni pour les sociétés ni pour les personnes physiques. C’est un avantage considérable pour les activités de holding, d’investissement et de cession d’actifs.
Pas de retenue à la source. Aucun withholding tax sur les dividendes, intérêts et redevances versés depuis Maurice vers l’étranger. Le rapatriement des bénéfices est totalement libre.
Un environnement bilingue. L’anglais est la langue officielle des affaires et du droit, mais le français est largement parlé. Pour un entrepreneur francophone, c’est un confort opérationnel rare dans les juridictions compétitives.
Stabilité politique et économique. Maurice est une démocratie stable depuis son indépendance en 1968. Le pays affiche une croissance régulière, une inflation maîtrisée et un cadre juridique inspiré du droit anglais et du Code civil français.
Quels types de sociétés peut-on créer à Maurice ?
Le choix de la structure est la première décision stratégique. Maurice propose deux catégories principales de sociétés commerciales, chacune adaptée à un profil d’activité différent.
La Domestic Company : la structure locale polyvalente
La Domestic Company est enregistrée sous le Companies Act 2001 auprès du Corporate and Business Registration Department (CBRD). C’est la forme juridique standard pour exercer une activité à Maurice.
Caractéristiques principales :
- Aucun capital social minimum requis
- Peut être détenue à 100 % par des étrangers
- Pas de licence FSC nécessaire
- Pas d’obligation de Management Company
- Taux d’imposition de 15 %, avec un taux réduit de 3 % sur certains revenus d’exportation de services
- Création rapide : 5 à 10 jours ouvrables
La Domestic Company convient aux entrepreneurs qui souhaitent opérer à Maurice, aux freelances et consultants, aux activités e-commerce, et aux entreprises dont le chiffre d’affaires est mixte (local et international) sans besoin d’accéder aux conventions fiscales.
La Global Business Company (GBC) : la structure internationale
La GBC détient une Global Business Licence délivrée par la Financial Services Commission (FSC). Depuis la réforme de 2018, c’est l’unique catégorie pour les activités de business global.
Caractéristiques principales :
- Licence FSC obligatoire
- Administration obligatoire par une Management Company agréée
- Exigences de substance économique strictes (bureaux, employés, prise de décision locale)
- Accès aux 45+ conventions fiscales de Maurice
- Taux effectif d’imposition de 3 % sur les revenus étrangers (via le DFTC)
- Comptes audités obligatoires
- Création en 3 à 6 semaines
La GBC est indispensable pour les holdings internationaux, les sociétés de trading, les fonds d’investissement, et toute activité nécessitant l’accès aux conventions fiscales.
Pour une comparaison détaillée entre ces deux structures, consultez notre guide GBC vs Domestic Company.
Comment créer une société à Maurice étape par étape ?
Le processus de création varie selon la structure choisie. Voici le déroulement détaillé pour chaque étape, avec les délais réalistes.
Étape 1 : Analyse de votre situation (1 à 3 jours)
Avant toute démarche, il faut évaluer votre profil, votre activité et vos objectifs. Cette analyse détermine le type de structure adapté, le permis de résidence éventuel, et la stratégie fiscale globale.
Les questions clés à traiter :
- Où se situent vos clients et vos revenus ?
- Avez-vous besoin d’accéder aux conventions fiscales ?
- Envisagez-vous de résider à Maurice ?
- Quel est votre budget annuel de gestion ?
C’est exactement ce que nous faisons lors de l’appel de qualification chez CAP Maurice.
Étape 2 : Choix de la structure (1 jour)
Sur la base de l’analyse, le choix se porte sur une Domestic Company ou une GBC. Ce choix a des conséquences directes sur la fiscalité, les coûts de gestion, les obligations de conformité et les délais de création.
Un mauvais choix de structure est l’une des erreurs les plus coûteuses. La restructuration a posteriori implique des frais juridiques, des délais et parfois des conséquences fiscales dans votre pays d’origine.
Étape 3 : Préparation du dossier (3 à 7 jours)
Cette étape est souvent sous-estimée. La qualité et la complétude du dossier conditionnent la rapidité du processus.
Étape 4 : Enregistrement de la société (5 à 10 jours pour une Domestic, 3 à 6 semaines pour une GBC)
Pour une Domestic Company :
- Dépôt de la demande d’enregistrement auprès du CBRD
- Réservation du nom de la société (1 à 2 jours)
- Soumission des statuts (Constitution) et des formulaires requis
- Obtention du certificat d’incorporation
- Enregistrement fiscal auprès de la MRA (obtention du TAN)
Pour une GBC :
- Mêmes étapes que la Domestic, plus :
- Dépôt de la demande de Global Business Licence auprès de la FSC
- Examen du dossier par la FSC (2 à 4 semaines)
- Délivrance de la licence
Étape 5 : Ouverture du compte bancaire (2 à 6 semaines)
C’est souvent l’étape la plus longue. Elle est détaillée plus bas dans cet article.
Étape 6 : Mise en conformité (1 à 2 semaines)
- Obtention des licences sectorielles éventuelles (BRA pour certaines activités)
- Inscription à la TVA si le chiffre d’affaires prévu dépasse 6 millions MUR (environ 120 000 EUR)
- Mise en place de la comptabilité et du reporting
- Pour les GBC : mise en place des exigences de substance (bureau, personnel, processus décisionnels)
Délai total réaliste : 4 à 6 semaines pour une Domestic Company (en incluant le compte bancaire), 6 à 10 semaines pour une GBC.
Quels documents faut-il pour créer une société à Maurice ?
La liste des documents varie selon la structure, mais voici l’ensemble des pièces généralement requises.
Documents relatifs aux actionnaires et administrateurs
- Passeport : copie certifiée conforme, en cours de validité (minimum 6 mois)
- Justificatif de domicile : facture de services publics ou relevé bancaire de moins de 3 mois, traduit en anglais si nécessaire
- Extrait de casier judiciaire : de moins de 6 mois, apostillé
- CV ou résumé professionnel : parcours, expérience, compétences
- Références bancaires : lettre de recommandation de votre banque actuelle (bank reference letter)
- Relevés bancaires personnels : des 3 à 6 derniers mois
Documents relatifs à la société
- Business plan : description de l’activité, marché cible, projections financières sur 3 ans, organigramme
- Choix du nom de la société : 2 à 3 propositions par ordre de préférence
- Statuts de la société (Constitution) : rédigés par le prestataire juridique
- Détail de l’actionnariat : répartition des parts, bénéficiaires effectifs (Ultimate Beneficial Owners)
- Adresse du siège social à Maurice : fournie par la Management Company pour les GBC, ou via un service de domiciliation pour les Domestic Companies
Documents supplémentaires pour les GBC
- Due diligence renforcée : la FSC exige des informations détaillées sur l’origine des fonds, les activités prévues, les contreparties commerciales
- Preuve de substance économique : bail de bureaux, contrats d’emploi prévus, description des processus de prise de décision locale
- Formulaires FSC spécifiques : Application for Global Business Licence, Business Activity Declaration
Conseil pratique. Préparez tous vos documents avant de lancer le processus. Un dossier incomplet peut retarder la création de plusieurs semaines.
Comment ouvrir un compte bancaire professionnel à Maurice ?
L’ouverture de compte bancaire est un sujet à part entière. C’est l’étape qui génère le plus de frustrations chez les entrepreneurs, car les banques mauriciennes appliquent des procédures KYC (Know Your Customer) rigoureuses.
Quelles banques choisir ?
Les principales banques utilisées par les entrepreneurs internationaux à Maurice sont :
- MCB (Mauritius Commercial Bank) : la plus grande banque du pays, solide et fiable, mais les procédures sont longues (4 à 6 semaines en moyenne). Très bonne banque en ligne.
- SBM (State Bank of Mauritius) : banque d’État, processus parfois plus lent, mais offre une large gamme de services.
- AfrAsia Bank : positionnée sur le segment international, souvent plus réactive pour les GBC et les clients non-résidents. Délai de 2 à 4 semaines.
- Bank One : filiale du groupe CIEL, bonne option pour les Domestic Companies. Interface en ligne moderne.
- HSBC Mauritius : présente sur l’île mais orientée grandes entreprises et clients premium.
Quels documents fournir ?
Pour un compte professionnel, attendez-vous à fournir :
- Certificat d’incorporation de la société
- Statuts de la société
- Résolution du conseil d’administration autorisant l’ouverture du compte
- Passeport et justificatif de domicile des signataires et bénéficiaires effectifs
- Business plan ou description détaillée de l’activité
- Origine des fonds (source of funds / source of wealth)
- Références bancaires personnelles et/ou professionnelles
- Projections de flux financiers (volumes entrants/sortants attendus)
Combien de temps prend l’ouverture ?
En moyenne, comptez 2 à 6 semaines. Ce délai dépend de la banque, de la complexité du dossier et de la réactivité dans la fourniture des documents complémentaires. Les dossiers de GBC avec des actionnaires dans des juridictions sensibles peuvent prendre plus longtemps.
Notre conseil. Lancez les démarches bancaires en parallèle de la création de la société. Chez CAP Maurice, nous mettons nos clients en relation directe avec les banques partenaires pour accélérer le processus.
Combien coûte la création d’une société à Maurice ?
La transparence sur les coûts est essentielle. Voici une ventilation réaliste des frais.
Frais de constitution (one-off)
| Poste | Domestic Company | GBC |
|---|---|---|
| Frais d’enregistrement CBRD | 100 - 200 EUR | 100 - 200 EUR |
| Frais de licence FSC | N/A | 1 500 - 2 500 EUR |
| Honoraires professionnels (constitution) | 800 - 1 500 EUR | 2 500 - 5 000 EUR |
| Ouverture de compte bancaire (assistance) | Inclus ou 200 - 500 EUR | Inclus ou 300 - 600 EUR |
| Total constitution | 1 100 - 2 200 EUR | 4 400 - 8 300 EUR |
Frais récurrents (annuels)
| Poste | Domestic Company | GBC |
|---|---|---|
| Frais de renouvellement CBRD | 50 - 100 EUR | 50 - 100 EUR |
| Licence FSC annuelle | N/A | 1 500 - 2 500 EUR |
| Honoraires Management Company | N/A | 2 000 - 4 000 EUR |
| Comptabilité et déclarations fiscales | 600 - 1 500 EUR | 1 500 - 3 000 EUR |
| Audit annuel | Non obligatoire (sauf seuils) | 1 000 - 2 500 EUR |
| Siège social / domiciliation | 200 - 500 EUR | Inclus dans Management Co. |
| Total annuel | 850 - 2 100 EUR | 6 050 - 12 100 EUR |
Ces fourchettes sont des estimations basées sur les pratiques du marché en 2025. Les coûts varient selon la complexité de l’activité, le volume de transactions et le prestataire choisi.
Consultez nos tarifs détaillés pour une estimation précise adaptée à votre situation.
Peut-on créer une société offshore à Maurice ?
Le terme “offshore” est souvent mal compris. Maurice n’est pas une juridiction offshore au sens traditionnel du terme. Le pays figure sur la liste blanche de l’Union europeenne et de l’OCDE. Il respecte les standards internationaux en matiere de transparence fiscale, d’echange automatique d’informations (CRS/FATCA) et de lutte contre le blanchiment.
Une societe mauricienne, qu’il s’agisse d’une Domestic Company ou d’une GBC, est une entite pleinement regulee, soumise a des obligations comptables, fiscales et de conformite strictes. Ce n’est pas une coquille vide dans un paradis fiscal.
Ce qui rend Maurice attractive, ce n’est pas l’opacite, c’est la combinaison d’un taux d’imposition competitif (3 % effectif pour les GBC), d’un reseau de conventions fiscales etendu et d’un cadre juridique inspire du droit anglais et du Code civil francais. L’avantage est structurel et legal, pas le resultat d’un montage agressif.
Pour les entrepreneurs qui recherchent une structuration internationale solide, Maurice offre un cadre de premier plan, a condition de respecter les regles de substance et de conformite.
Créer une société à Maurice est-il légal ?
La question peut sembler naive, mais elle merite une reponse claire : oui, creer une societe a Maurice est parfaitement legal pour un etranger, quel que soit son pays de residence. Le Companies Act 2001 autorise explicitement la detention a 100 % par des non-residents, sans obligation de partenaire local.
Ce qui peut poser probleme, ce n’est pas la creation elle-meme, mais l’utilisation qui en est faite. Une societe creee dans le seul but d’eluder l’impot dans son pays d’origine, sans activite reelle ni substance economique a Maurice, s’expose a des requalifications fiscales. En France, l’article 209 B du CGI permet d’imposer les benefices d’une entite etrangere controlee par un resident francais si cette entite est soumise a un regime fiscal privilegie.
La legalite repose donc sur trois piliers : substance economique reelle, conformite aux obligations declaratives dans tous les pays concernes, et coherence entre la structure juridique et la realite de l’activite. Un entrepreneur qui respecte ces trois conditions n’a rien a craindre.
Quelles erreurs éviter en créant sa société à Maurice ?
Après avoir accompagné des dizaines d’entrepreneurs dans leur implantation à Maurice, voici les erreurs les plus fréquentes que nous observons.
Erreur n°1 : Choisir la mauvaise structure
Un freelance qui génère 80 000 EUR de chiffre d’affaires annuel avec des clients diversifiés n’a généralement pas besoin d’une GBC. Les 6 000 à 12 000 EUR de frais annuels d’une GBC grignotent une part significative de ses revenus. À l’inverse, un holding international qui structure des investissements en Inde et en Afrique doit impérativement passer par une GBC pour accéder aux conventions fiscales.
Erreur n°2 : Négliger la substance économique
Créer une société “boîte aux lettres” à Maurice est une stratégie qui ne fonctionne plus. Les autorités mauriciennes (FSC et MRA) exigent une substance réelle : bureau, personnel, prise de décision locale. Sans cela, pas de certificat de résidence fiscale, pas d’accès aux conventions, et un risque de requalification par les autorités fiscales de votre pays d’origine.
Erreur n°3 : Sous-estimer les délais bancaires
Beaucoup d’entrepreneurs planifient tout parfaitement, sauf l’ouverture du compte bancaire. Résultat : la société est créée, mais impossible de recevoir ou d’envoyer des paiements pendant 4 à 6 semaines. Anticipez en lançant les démarches bancaires dès le début du processus.
Erreur n°4 : Ignorer les obligations fiscales de son pays d’origine
Créer une société à Maurice ne fait pas disparaître vos obligations dans votre pays d’origine. En France, par exemple, l’exit tax, les obligations déclaratives sur les comptes étrangers (formulaire 3916) et les règles CFC (Controlled Foreign Companies) s’appliquent. Un entrepreneur qui ignore ces aspects s’expose à des redressements significatifs.
Erreur n°5 : Faire les démarches seul pour économiser
Le coût d’un accompagnement professionnel représente quelques milliers d’euros. Le coût d’une erreur de structure, d’un rejet de dossier ou d’une non-conformité peut se chiffrer en dizaines de milliers d’euros, sans compter les mois perdus. L’accompagnement n’est pas une dépense, c’est une assurance.
Erreur n°6 : Confondre le Premium Visa avec un permis entrepreneur
Le Premium Visa ne permet pas de créer ni de gérer une société à Maurice. C’est un permis de résidence temporaire pour les travailleurs à distance. Les entrepreneurs qui arrivent à Maurice avec un Premium Visa en pensant pouvoir lancer leur activité doivent ensuite passer par un Occupation Permit, ce qui ajoute des mois au processus.
Questions fréquentes
Peut-on créer une société à Maurice sans y résider ?
Oui. Il n’est pas obligatoire de résider à Maurice pour créer une Domestic Company ou une GBC. Cependant, pour une GBC, les exigences de substance économique imposent une présence opérationnelle sur l’île (bureau, personnel, prise de décision). Si vous ne résidez pas à Maurice, une Management Company agréée peut assurer la gestion quotidienne. Pour en savoir plus sur les options de structuration internationale, contactez-nous.
Combien de temps faut-il pour créer une société à Maurice ?
Le délai total varie de 4 à 10 semaines selon la structure choisie. Pour une Domestic Company, comptez 5 à 10 jours ouvrables pour l’enregistrement, plus 2 à 6 semaines pour le compte bancaire. Pour une GBC, l’enregistrement prend 3 à 6 semaines (en raison de la licence FSC), plus le délai bancaire. La préparation du dossier en amont (1 à 2 semaines) est souvent le facteur qui accélère ou ralentit l’ensemble du processus.
Un étranger peut-il détenir 100 % d’une société mauricienne ?
Oui, sans restriction. Un étranger peut détenir 100 % des parts d’une Domestic Company comme d’une GBC. Il n’y a aucune obligation de partenaire local ou d’actionnariat mauricien. C’est l’un des avantages majeurs de Maurice par rapport à de nombreuses autres juridictions.
Faut-il un capital minimum pour créer une société à Maurice ?
Pour une Domestic Company, il n’existe aucun capital social minimum légal. Vous pouvez constituer votre société avec un capital symbolique de 1 USD. En revanche, si vous demandez un Occupation Permit catégorie Investor, vous devrez transférer un minimum de 50 000 USD sur le compte de la société. Pour une GBC, il n’y a pas non plus de capital minimum légal, mais la FSC évalue la solidité financière du projet.
Quelles sont les obligations comptables annuelles ?
Toute société à Maurice doit tenir une comptabilité conforme aux normes IFRS et déposer une déclaration fiscale annuelle auprès de la MRA. Pour les Domestic Companies, un audit n’est obligatoire que si le chiffre d’affaires dépasse certains seuils. Pour les GBC, l’audit annuel par un auditeur agréé est obligatoire, et un reporting annuel doit être déposé auprès de la FSC. CAP Maurice propose un service de comptabilité et gestion adapté aux deux types de structures.
Dans quels cas c’est pertinent
La creation d’une societe a Maurice est pertinente dans les scenarios suivants :
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Vous etes entrepreneur digital avec des clients internationaux et votre chiffre d’affaires depasse 80 000 EUR par an. L’ecart fiscal entre la France (25 % IS + flat tax) et Maurice (3 % effectif) justifie les couts de structure.
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Vous preparez une expatriation a Maurice dans les 12 a 24 mois. Creer la societe en amont permet d’avoir un compte bancaire operationnel et une structure prete le jour de votre arrivee. Consultez notre guide sur l’expatriation a Maurice.
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Vous structurez un holding international avec des filiales en Afrique, en Asie ou en Europe. Le reseau de 45+ conventions fiscales de Maurice reduit les retenues a la source sur les dividendes et redevances.
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Vous avez une activite de conseil, SaaS ou services B2B facturee a l’international. Le taux de 3 % sur l’export de services est un avantage concret et mesurable.
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Vous souhaitez une juridiction stable, francophone et reconnue pour rassurer vos partenaires commerciaux et bancaires. Maurice est sur la liste blanche de l’UE et de l’OCDE.
Dans quels cas ce n’est PAS adapte
Soyons honnetes : Maurice n’est pas la bonne reponse pour tout le monde.
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Votre chiffre d’affaires est inferieur a 50 000 EUR par an. Les couts de creation et de maintien (minimum 2 000 a 3 000 EUR par an pour une Domestic Company) absorberaient une part trop importante de vos revenus. Une micro-entreprise en France reste plus simple et moins couteuse.
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Vous ne comptez pas vous expatrier et restez resident fiscal francais. L’article 209 B du CGI peut neutraliser l’avantage fiscal. Sans changement de residence fiscale, la creation d’une societe a Maurice ajoute de la complexite sans gain reel. Lisez notre article sur creer une societe a Maurice depuis la France.
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Votre activite necessite une presence physique en France (commerce de proximite, artisanat, restauration). Une structure mauricienne n’a aucun sens si votre activite est ancree localement.
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Vous cherchez le “0 % d’impot”. Maurice n’est pas un paradis fiscal. Le taux minimum est de 3 %, et il suppose le respect de conditions strictes de substance et de conformite.
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Vous n’avez pas le budget pour un accompagnement professionnel. Faire les demarches seul pour economiser 3 000 EUR peut vous couter 30 000 EUR en erreurs. Si le budget est serre, attendez que votre activite le justifie.
Erreurs frequentes
Au-dela des erreurs detaillees plus haut, voici les pieges les plus frequents que nous observons chez les entrepreneurs qui se lancent a Maurice :
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Lancer les demarches bancaires trop tard. L’ouverture de compte prend 2 a 6 semaines. Les entrepreneurs qui attendent la fin de l’immatriculation pour s’en occuper perdent un mois supplementaire sans pouvoir operer. Lisez notre guide sur l’ouverture de compte bancaire a Maurice.
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Ne pas declarer les comptes etrangers dans son pays d’origine. En France, le formulaire 3916 est obligatoire. La sanction est de 1 500 EUR par compte non declare, par annee. C’est un oubli frequent et couteux.
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Confondre taux nominal et taux effectif. Le taux de 15 % est le taux standard. Le taux de 3 % ne s’applique qu’aux GBC sur les revenus de source etrangere, sous conditions de substance. Notre comparatif GBC vs Domestic Company clarifie cette distinction.
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Choisir un prestataire sur la seule base du prix. Un devis a 500 EUR pour creer une GBC est un signal d’alarme. La licence FSC seule coute plus cher. Les prestataires low-cost omettent systematiquement l’analyse fiscale, l’accompagnement bancaire et le suivi de conformite.
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Ne pas prevoir de budget pour la comptabilite et l’audit. Ces couts sont recurrents et non negotiables. Pour une GBC, l’audit annuel est obligatoire. Pour une Domestic Company, la tenue de comptes IFRS est requise. Decouvrez nos services de comptabilite et conformite.
Créer votre société à Maurice avec un accompagnement solide
La création d’une société à Maurice est un processus structuré mais qui demande de la rigueur à chaque étape. Le choix de la structure, la préparation du dossier, l’ouverture du compte bancaire et la mise en conformité sont autant de sujets où un accompagnement expert fait la différence entre un projet qui aboutit en 6 semaines et un projet qui s’enlise pendant des mois.
Chez CAP Maurice, nous accompagnons les entrepreneurs de l’analyse initiale à la mise en conformité, en passant par toutes les démarches administratives et bancaires. Notre approche est simple : transparence sur les coûts, rigueur dans l’exécution, et un interlocuteur unique qui connaît le terrain. Si vous envisagez de créer votre société à Maurice, réservez un appel de qualification gratuit pour faire le point sur votre situation.
Sources et références officielles
- Companies Act 2001 (Mauritius) : supremecourt.govmu.org
- Financial Services Commission (FSC) Mauritius : fscmauritius.org
- Mauritius Revenue Authority (MRA), taxation et TRC : mra.mu
- Economic Development Board (EDB) Mauritius : edbmauritius.org
- Corporate and Business Registration Department : companies.govmu.org
- OCDE (BEPS Action 5) : oecd.org/tax/beps
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Article rédigé par Quentin, fondateur de CAP Maurice. Mis à jour le 27 mai 2026. Pour un accompagnement complet de la création à la conformité, réservez un appel découverte ou consultez notre service Création de société.

